In a bid to serve more of our loyal fans, we present to you the first of our bilingual interviews. Carried out in Angers, France by our correspondent Antoine, we hope to present a deeply personal look into the life of a producer we have come to know and love for equally intimate music, Hortense Coumailleau a.k.a Hydrangea.

 

 

FRANCAIS

Hydrangea

Hydrangea pour Dust Rec. (2016) — https://goo.gl/TWu8U8

1 – Quelle a été l’impulsion de commencer à sortir tes propres productions? Ton 1er album sur Annulled Music a définitivement marqué les esprits, peux-tu nous en parler un peu plus ?

J’ai toujours été admirative et fascinée par les autres artistes, je cherchais à comprendre quel était le processus pour créer un morceau, cela attisait énormément ma curiosité.

Puis j’ai aussi découvert l’album de Voices From The Lake sur Prologue qui fut comme un énorme élément déclencheur. Cet album m’a énormément marqué. C’est alors que j’ai commencé à vouloir moi aussi pouvoir créer mes propres morceaux et pouvoir partager mon univers à travers la musique. Maintenant je peux dire que c’est la meilleure chose qui ait pu m’arriver et n’aurais jamais eu à l’idée, il y a 3 ans, que je puisse en arriver jusque là un jour.

Mon album « Dawn Light » est d’ailleurs constitué de mes tous premiers morceaux, « First » très exactement d’où le nom très recherché. Je dois dire que je suis très ravie du travail que j’ai pu faire dessus, cet album est le fruit de plusieurs mois d’exploration et de découvertes sonores…

2 – De Horty Shooter à Hydrangea, comment s’est passé cette transition ? Le silence et la beauté de la nature qui t’entoure t’inspirent beaucoup depuis longtemps, n’est-ce pas ? Quels liens tisses-tu avec ta musique?

Très simplement, lorsque j’ai commencé à goûter à la production, j’ai su instinctivement que c’était vers ça que je voulais me diriger et que je m’en donnerai tous les moyens pour pouvoir partager au mieux ma vision du monde à travers la musique.

A ce jour, je m’occupe uniquement de faire les artworks pour la chaîne de podcast Inveins, que je tiens avec mon amie Elena Iusco.

Ceux qui me suivent un peu savent que j’aime énormément la photographie et le fait de capturer de jolis bouts de nature, mes sources d’inspirations, que je prends plaisir à partager avec vous tous.

J’ai moi-même beaucoup de difficultés à exprimer ce fort sentiment que j’ai envers la nature, c’est bien pour ça que je le fais à travers la musique ou la photo.

3 – Tu as signé des morceaux et nombreux remix sur des labels très pointus et visionnaires musicalement comme Silent Season, Annulled Music, Dust Rec., Cenotaph ou plus récemment sur Spagiria, un choix naturel? Des relations solides qui se sont crées au fil du temps?

Les choses se font tout naturellement et rapidement, sans que je n’ai vraiment le temps de réaliser ce qu’il m’arrive. C’est bien au-delà de toutes mes espérances et cela constitue mon bonheur de tous les jours.

Bien entendu des relations se créent (bien que je sois une grande timide) et je trouve cela important qu’elles se tissent bien même avant une sortie, que ce soit pour l’artiste ou le gérant du label.

D’ailleurs Nacho, le label boss de Dust Rec., est dorénavant mon manager et effectue un travail remarquable.

4 – Tes sonorités à base de rythmiques solides, parfois très lentes, mêlées à des atmosphères très deep, parfois inquiétantes inspirent instantanément à t’emporter loin, qu’est ce qui t’inspire le plus dans le nature que tu enregistres et comment intègres-tu cela à tes compositions?

A vrai dire, et toi même tu le sais, je n’ai qu’à sortir dans mon jardin pour pouvoir profiter des sons que la nature offre. Comme je disais, il est difficile pour moi de décrire ce qui m’inspire dans la nature car c’est un tout, de sa beauté à sa force de résistance à travers les saisons, ses parfums, ses couleurs, ses mouvements et ses formes… Tout est magique dans la nature et elle apporte énormément si on apprend à bien l’observer.

5 – On a pu te voir un peu partout en France et en Europe, notamment au Tresor à Berlin, comment a été cette expérience?

Je n’ai pas fait énormément de dates jusqu’à présent, bien que je reçoive de plus en plus de demandes et ce, pour mon plus grand bonheur.

En ce qui concerne le Tresor, cela restera bien évidemment une expérience inoubliable (et très stressante, sachant que ce fut ma seconde date). Cela restera graver à jamais dans mon esprit.

6 – En dehors de la musique, qu’as-tu l’habitude de faire et as-tu des projets pour cette année en termes de sorties (EP etc..)

Comme dit précédemment, j’ai une autre passion pour la photographie. De par ce fait, j’aime passer énormément dans la nature, à l’écouter ou bien écouter une sélection « nature trip » préparée au préalable. De la pure méditation.

Et bien que la vie ne soit pas toujours rose, j’essaie d’apprendre chaque jour à apprécier ce que la vie nous offre, à partir des choses simples qui nous entourent.

De nombreux projets sont en train de fleurir mais je préfère garder le silence à ce sujet et garder la surprise pour le moment venu 🙂

7 – Peut-on prévoir une éventuelle future collaboration sur un projet?

Absolument, je collabore depuis quelques mois avec Eric (la moitié d’Agnosia) sur un projet que nous avons baptisé « A Beautiful Place ».

Sur ce projet, nous exprimons nos ressentis sur des lieux qui nous inspirent au plus haut point, réels ou fictifs.

Nous avons eu la chance de pouvoir sortir un premier morceau sur le projet d’Aimée Portioli : One Instrument. Mais aussi un album qui verra le jour très prochainement 🙂

8 – Un mot de la fin? 🙂

Et bien, je tiens à remercier incommensurablement à toutes les personnes qui me soutiennent, et qui croient en moi… Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai de la chance de vivre une telle aventure qui est, de loin, la plus belle que j’eus connue.

ENGLISH

Hydrangea

Hydrangea at work

1 – What was the impetus for your own productions? Your 1st album on Annulled Music definitely touched the hearts of many, can you tell us a little more about it?

I always admired and was fascinated by other artists. I was trying to figure out what the process of creating a track is and it really piqued my curiosity. Then I also discovered an album by Voices From The Lake on Prologue which was a huge trigger.

This album impressed me greatly. It was then that I began to want to be able to create my own tracks and to be able to share my universe through music. Now I can say that this is the best thing that happened to me. I would never have had the idea, 3 years ago, that I could get there one day.

My album “Dawn Light” is made up of my very first tracks, “First” being the first of them, as suggested by its title. I must say that I’m very happy with the work I did on this album, that’s the fruit of several months of exploration and sound discoveries …

2 – From Horty Shooter to Hydrangea, how did this transition happen? The silence and beauty of nature around you have inspired you for a long time, isn’t it? What links do you make between this inspiration and your music?

Very simply, when I started to taste the production, I knew instinctively that it was towards this that I wanted to direct myself and that I’ll give the best to be able to share my vision of the world through the music.

Nowadays, I only do the artwork for the podcast channel Inveins, which I curate with my friend Elena Iusco.

Those who follow me a little know that I love photography a lot; capturing little pieces of nature, my sources of inspiration; which I take pleasure in sharing with all of you.

I have many difficulties expressing this strong connection that I have with nature, that’s why I do it through music or photography.

3 – You have signed tracks and remixes on highly-specialised and musically-visionary labels like Silent Season, Annulled Music, Dust Rec., Cenotaph or more recently on Spagiria — a natural choice? Or were these the result of strong relationships that have developed over time?

Things happen quite naturally and quickly, without me having time to realise what is happening to me. This is far beyond my expectations and is my daily happiness.

Of course relationships are created (although I’m very shy) and I think it’s important that they are good (better) even before a release, whether for the artist or the label manager.

Moreover, Nacho — the label boss of Dust Rec. — is now my manager and does a remarkable job.

 

4 – Your sonorities are based on solid rhythms, sometimes very slow, mixed with very deep atmospheres; sometimes disturbing. They instantly inspire and take you away. What inspires you most in nature that you record and how do you integrate it into your compositions?

To tell you the truth, and you know, I have only to go out into my garden to enjoy the sounds that nature offers. As I said, it’s difficult for me to describe what inspires me in nature because this is an everything, from its beauty to its strength of resistance through the seasons, its perfumes, its colors, its movements and its forms… Everything is magic in nature and brings a lot if we learn to observe and listen to it well.

5 – We were able to see you all over France and Europe, especially at Tresor in Berlin, how was this experience?

I didn’t have a lot of gigs until now, although I receive more and more requests (which makes me very happy).

About Tresor, it will of course be an unforgettable experience (and very stressful, knowing that this was my second date). This will be etched forever in my mind…

6 – Apart from music, what do you usually do and do you have plans for this year in terms of releases (EP etc …)

As said before, I have another passion — photography. Because of this, I like to spend a lot of time in nature, listening to it or to listen to a “nature trip” music selection prepared before. Pure meditation.

And as life is not always rosy, I try to learn every day to appreciate what life offers to us, from the simple things that surround us.

Many projects are blooming but I prefer to stay silent about it and keep the surprise for the right moment 🙂

7 – Can we foresee possible future collaboration on a project?

Absolutely, I have been collaborating for a few months with Eric (half of Agnosia) on a project we have named “A Beautiful Place“.

On this project, we express our feelings on places that inspire us to the highest point, real or fictitious.

We were lucky enough to be able to release a first track on the project of Aimée Portioli: One Instrument.

But also, an album that will see the light of day very soon 🙂

8 – A word for the end? 🙂

Well, I want to thank immeasurably all the people who support me and who believe in me… Every day, I remember how lucky I am to experience such an adventure which is — by far — the most beautiful that I have ever known.


Our sincerest thanks go out to Hortense for her patience with us and the incredible story she shared with us through her music and words. Do share this far and wide and inspire someone today 🙂